Résultat pour “carlat”

Publié le 27 Mars 2010

Avec tous ces ingrédients et beaucoup de patience, voici ce que peut avoir été le château de Carlat au temps de sa splendeur


Château de Carlat (Cantal)

Essai de reconstitution virtuelle du château de Carlat (Cantal)
François-Marie Bardet


Les maisons du village, bien qu'anachroniques évidemment, ont été laissées afin de donner l'échelle

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Rédigé par Uline

Publié dans #Reconstitution virtuelle de monuments

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Publié le 18 Mars 2010

UN PEU D'HISTOIRE

Château de Carlat (Cantal)
L'histoire du château de Carlat se confond avec celle du Carladès et l'unité de ce pays très morcellé - en partie en Auvergne et en Rouergue mais aussi le long de La Cère - s'est faite autour de cette imposante forteresse.

839 / 1ère mention véritable du château fort de Carlat : Louis le Pieux vint se buter contre lui dans sa lutte contre Pépin II qui s'était proclamé roi indépendant d'Aquitaine. Hincmar insiste, dans sa description, sur le relief qui assurait à la place une défense naturelle.
918 / Début de la lignée des vicomtes de Carlat jusqu'en 1112 date à laquelle Douce de Carlat épousa Raymond Béranger III, comte de Barcelone. Ce dernier fonda une commanderie de l'ordre du Temple entre les murs du château.
1167 / Alphonse II d'Aragon cèda la vicomté à Hugues II comte de Rodez en remerciement de son aide dans la lutte contre les comtes de Toulouse.
1290 / Mariage d'Isabelle de Carlat-Rodez avec Geoffroy de Pons. Isabelle y fonda le couvent de Sainte-Claire de Carlat en 1323 (il sera ensuite transféré à Boisset au XVè siècle puis à Aurillac en 1626).

Château de Carlat (Cantal)

Les bandes anglaises s'emparèrent de Carlat qu'ils occupent de 1369 à 1391 après paiement d'une forte rançon.

1390-1392 / Renaud VI de Pons cèda Carlat à Jean de France, duc de Berry qui en disposa en faveur sa fille, Bonne de Berry vers 1400-1410. Cette dernière épousa Bernard VII, comte d'Armagnac et de Rodez en 1343.
La puissante famille d'Armagnac réside à Carlat durant presqu'un siècle.

1462 / Jacques d'Armagnac, duc de Nemours, épousa Louise d'Anjou, cousine germaine de Louis XI. Le duc de Nemours, favorable aux Anglais, vit Carlat assiégé deux fois par les troupes royales avec à leur tête Jean Blosset en 1469 puis en 1476. Après de nombreuses intrigues, il fut emprisonné et condamné à avoir la tête tranchée le 4 août 1477.

1489 / La forteresse et la vicomté revinrent à Jean Blosset qui s'en démit en faveur de Pierre de Bourbon. Sa fille, Suzanne de Bourbon avait épousé Charles de Bourbon-Montpensier en 1505. Elle meurt en 1521 ce qui déclencha de graves problèmes de succession. Ce fut alors Louise de Savoie qui obtint les vicomtés de Carlat et de Murat en tant qu'arrière-petite-fille de Bonne de Berry. Carlat n'existe donc plus politiquement et passera de main en main jusqu'en 1532.

 Lettres patentes de janvier 1532 / réunion des vicomté de Carlat et de Murat à la couronne par François 1er. Désormais les vicomtés servirent de douaire aux reines de France, notamment à Marguerite de Valois.

De 1568 à 1583 / Carlat tombe successivement aux mains des protestants et des catholiques. Marguerite de Valois se réfugia à Carlat en 1585 pendant 18 mois.

Enfin, le roi jugeant dangereux de conserver une telle place-forte dans le royaume  -  inutile à la défense du pays et éternel refuge de la rebellion - ordonna le rasement lequel débuta le 22 octobre 1603 et s'acheva en mai 1604.

Château de Carlat (Cantal)
1643 / La vicomté de Carlat fut cédé à Honoré Grimaldi, prince de Monaco, fidèle allié de Louis XIII. La vicomté fut alors érigé en comté et ne servit plus que de terre de rapport. Le Rocher conserva le comté jusau'à la Révolution de 1789.

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Rédigé par Uline

Publié dans #Châteaux et patrimoine disparus

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Publié le 30 Mai 2008

Avec surprise, nous avons découvert en avril dernier, que

 le petit manoir de Celles
caché au fond d'un vallon au pied du fantôme du château de Carlat, était

en restauration !

De l'immense table basaltique où s'élevait le château de Carlat ....


 

... on aperçoit, tout au
fond de la vallée,

le manoir de Celles.












L'inventaire topographique du canton de Vic-sur-Cère, publié en 1984, nous confirme que ce manoir a appartenu successivement
aux familles d'Ouvrier, de Ravel, de Boisset et de Cassagne-Miramont
.

En 1668, il comprenait : "une maison à deux tours..., une maison basse, une grange étable, four, fontaine...".
Il fut vendu comme bien national en 1794.


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Rédigé par Uline

Publié dans #Monuments en restauration

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Publié le 25 Juillet 2008

Route du Cantal à Saint-Antoine et à Montsalvy
(vers le Sud-Ouest)
Les routes qui vont suivre, ont la particularité d'ignorer dans leur itinéraire, Aurillac.
La route du Cantal à Saint-Antoine est fort ancienne. Elle resta une des mieux conservées et est toujours utilisée de nos jours par les troupeaux.
Venue de Saint-Flour puis de Murat, elle traverse le massif volcanique au col de la Tombe du Père (alt. 1.563 m), puis poursuit sa course sur les plateaux dominant la rive gauche de la Cère. Elle suit donc les crêtes, à l'abris des inondations des torrents et des rivières et parcourt les plateaux. Cette voie assurait le commerce des mulets venus de Saint-Flour, avec le Quercy et le Rouergue.

* ITINERAIRE
Départ
: Saint-Flour
    --> Murat
    Passage par le col de la Tombe du Père (1.563 m d'altitude)
    --> La Tuilière (péage)
    --> Curebourse (péage)
    --> Les Huttes (péage) puis de-là, il existait en outre 2 embranchements :
             - 1--> Badailhac, annexe de Raulhac
                 --> La Calsade, puis jonction avec la route initiale qui passait à Féneyrols, hameau de Carlat
             - 2--> Vixouses, hameau de Vic
                 --> Polminhac
                 --> Aurillac

    --> Cajelat
    --> Puy-Basset (péage), sur Carlat
    --> Féneyrols ou Le Lentat, toujours sur Carlat
    --> La Roumiguière
    --> Prunet
    --> Saint-Antoine, annexe de Leynhac
    --> Vers Figeac et le Quercy

Musée Champollion, à Figeac (Lot)

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Rédigé par Uline

Publié dans #Résurgence du passé...

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Publié le 24 Mars 2010

Le plateau basaltique où était édifié le château de Carlat provient de l'action conjointe des rivières Goul et Embène qui ont, aux temps géologiques, creusé de profondes failles et mis à nu la ceinture de plateaux basaltiques qui s'étend depuis Carlat jusqu'à Labrousse, le plateau de Ronesque en faisant également partie. Ces reliefs particuliers ont servi d'appui aux gros bourgs de Cros, Labrousse, Raulhac...

Château de Carlat (Cantal)Photo aérienne - Mairie de Carlat

La table basaltique domine, au nord, le village de Carlat.
Il est long de 344 m et large de 60 à 80 m et d'une hauteur de 40 m.

Aucun dessin, aucune document figuré ancien pourrait nous dire exactement comment se présentait l'une des plus fortes places d'Aquitaine.  Quelques témoignages cependant existent, entre autres un témoignage écrit lors de la destruction méthodique de la forteresse, par le sieur Deprat (1603-1604) et une représentation du XVIIè siècle.
Château de Carlat (Cantal) La place-forte était accessible par un chemin en lacets qui aboutissait à la "Faulce Braye ", mur de circonvallation de 4 m de largeur environ et de 400 m de longueur entourant le rocher au sud et hérissé de tours " Tour Noyre ", "Tour Gailhar " ... par exemple à l'Est et au Sud-Ouest qui daterait du XVè siècle.
Au centre du versant Sud,  sur un contrefort naturel, se tenait le " Murgat " flanqué de six ou huit tours et par lequel on pénétrait dans la première enceinte. Après avoir franchi les herses, on accédait par un chemin à la porte de la place qui était à elle seule un petit fort avec " tours gariettes et deffences " relié à un rempart qui ceinturait le rocher
Dans l'enceinte, sur le plateau, à l'Est, le "grand fort " ou château primitif composé d'un donjon carré relié par un long bâtiment à un corps de logis occupant la pointe orientale du rocher.
A l'ouest de la porte d'entrée de la place devait se trouver le corps de logis appelé " Bridoré ", résidence des vicomtes, de construction postérieure au château vieux qui était recouvert de lames de plomb, comportant une galerie reliant deux ailes et qui abritait une riche bilbiothèque.
Vers 1585-1586, la reine Marguerite de Valois fit faire des réparations à plusieurs chambres ainsi qu'à une chapelle.
Au-delà du palais, isolée, la " tour Saint Jean " qui dépendait du commandeur de Saint-Jean-de Jérusalem; une " tour Margot " non située.
Au centre du plateau, probablement le couvent des religieuses de Sainte-Claire, l'église de Notre-Dame du Puits qui abritait un petit puits taillé à même la roc, un autre grand puits ou citerne face au tilleul qui se dresse toujours sur le plateau, les écuries et dépendances, un lac est également mentionné "vis-à-vis le grand puis " au-devant des écuries.

A l'aide de ces différents documents mais aussi d'une très bonne connaissance de l'architecture médiévale castrale, nous avons tenté une reconstitution virtuelle de la forteresse de Carlat...

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Rédigé par Uline

Publié dans #Châteaux et patrimoine disparus

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Publié le 18 Mars 2006

Le bourg de Sansac-de-Marmiesse est situé sur la rive droite de la Cère mais aussi par le Roannes et par les ruisseaux de La Planthe et celui de La Cam...Son église est sous l'invocation du Saint Sauveur.

La paroisse de Sansac, nous dit le Dictionnaire statistique du Cantal, avait déjà une église au commencement du Xème siècle. Historiquement, la terre de Sansac dépendait de celle de Marmiesse et appartenait au XIIIème siècle, à Henri, comte de Rodez. On trouve un Durand de Sansac, vassal de Carlat en 1280. C'est tout ce que nous savons sur cette famille. 

 

 

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Rédigé par bardet et compagnie

Publié dans #Cartes géographiques

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Publié le 22 Juillet 2008

Route d'Aurillac à Carlat et au Mur-de-barrès
(vers l'Est)
Ce chemin était suffisamment important pour avoir été entretenu. La route était dite "chemin ferré" et desservait le Carladès vicois dont Carlat où se dressa jusqu'au début du 17ème siècle, le château des vicomtes. Puis le chemin descendait vers le Goul en passant par Raulhac, traversait le torrent et une fois en Rouergue, s'acheminait jusqu'aux portes de la plus importante ville carladésienne, le Mur-de-Barrès.
Le Goul, torrent-frontière entre Haute-Auvergne et Rouergue
* ITINERAIRE
Départ
: Aurillac
    --> Arpajon
    --> Carbonat, hameau d'Arpajon
    --> L'Ouradou (péage) hameau de Vézac
    --> Salès, hameau de Vézac
    --> Feynerols, hameau de carlat
    --> Raulhac
    --> passage du Goul
    --> Mur-de-Barrès, en Rouergue.
Arrivée

La table basaltique de Carlat où se dressait le château des vicomtes


Route d'Aurillac à Montsalvy et Entraygues
(vers le Sud-Est)
Cet itinéraire croisait à Prunet - village situé aux portes de la Châtaigneraie - la route qui allait de Saint-Antoine à Montsalvy, puis se dirigeait vers le Sud du Rouergue, jusau'à Entraygues.
* ITINERAIRE
Départ
: Aurillac
    --> La Montade
    --> Arpajon
    --> Le Cambon
    --> Sénilhes
    --> Prunet
    --> La Capelle-en-Vézie
    --> Montsalvy
    --> Descente sur Entraygues, en Rouergue
Arrivée
















Route d'Aurillac à Montvert
(vers l'Ouest)
Cette route desservait l'Ouest du pays. Après avoir traversé la plaine d'Ytrac, elle se dirigeait vers le Limousin. Plusieurs voies venaient d'y fondre.
* ITINERAIRE
Départ
: Les portes d'Aurenques, à Aurillac
    --> Croumaly
    --> Vernhols
    --> Mommèghe
    --> Dône
    --> Le Pontet
    --> Espinat d'ytrac puis un embranchement :
                --> Viescamp
                --> Glénat
Arrivée

    --> Espinassol
    --> Saint-Paul-des-Landes puis 1 embranchement pour rejoindre la route du vin au Pont-du-Laurens, sur la paroisse de Sansac-de-Marmiesse
ou bien poursuite du chemin vers le Limousin
    --> Laroquebrou
    --> Montvert et le Limousin
Arrivée

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Rédigé par Uline

Publié dans #Résurgence du passé...

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Publié le 20 Mai 2008

1- FAMILLE d'ORBEC
Thomas d'Orbec, capitaine de Carlat

*** Etape de la construction

- 14è siècle : la tour carré, vestige du repaire médiéval
- 15è siècle : adjonction de la tour ronde à  la tour carré



2- FAMILLE de CHAUMEILH - DU BUISSON-BOURNAZEL
François de Chaumeilh (voir sa généalogie)  homme de loi, achèta le château en 1483 au capitaine de Carlat, Thomas d'Orbec.
Son fils, Jacques, conseiller au Parlement de Toulouse, le reçut en héritage.
Son petit-fils, François, en hérita à son tour en 1548.
Son arrière petite fille, Marguerite, épousa le sieur Du Buisson, seigneur de Bournazel qui devint ainsi seigneur de Caillac.

*** Etape de la construction

- 16è siècle : construction du corps de logis sud avec la porte et la tour non voutée. On l'attribue aux CHAUMEILH et plus particulièrement à la femme de Jacques, la rouergate Antoinette de LA ROCQUE, car porte et escalier pourraient être une copie de celle de Messilhac (architecture toulousaine d'autant que l'on sait que le couple a vécu à Toulouse).



Après sa mort, la seigneurie de Caillac fut vendue et partagée.



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Rédigé par Uline

Publié dans #Aurillac et ses environs

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Publié le 30 Juin 2008

Voici deux photographies du Mur-de-Barrès, prises depuis le rocher de Ronesque, dans le Cantal.

Vue du Mur-de-Barrès (zoom)

Mur-de-Barrès est une intéressante petite ville située en Rouergue carladésien, qui fut capitale du Carladès en son temps. Juchée depuis le Moyen-Âge sur son piton qui domine la vallée de la Bromme, on découvre, au delà des collines de la Haute-Auvergne, la chaine majestueuse des Plombs.
   
PETITE CHRONOLOGIE

*En 1210, Mur-de-Barrez est occupé par les Albigeois.
*En 1246, Hugues IV, comte de Rodez et vicomte de Carlat, accorde au Mur-de-Barrez des franchises que confirma, en 1314, la comtesse Isabelle.
*En 1418, le château du Mur est pris par les Anglais.
*A partir de 1574, la ville devint une place forte pour les Protestants.
*En 1620, les fortifications de la ville sont détruites par ordre du roi.
*De 1643 à 1791, Mur-de-Barrez comme l'ensemble du Carladès, passe sous la domination du Prince de Monaco.

blason du Mur-de-Barrès de gueules à trois tours d'argent


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Rédigé par Uline

Publié dans #Voisins de la Haute-Auvergne

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Publié le 3 Octobre 2008

Jou-sous-Monjou est une paroisse que nous connaissions au travers des archives. Cet été, nous sommes allés lui rendre visite. La commune a une forme allongée du Nord au Sud.
Elle occupe le haut du vallon de Raulhac.

Au loin
les tables basaltiques qui supportaient le château de Carlat


Le nom de Giou, Jou revient souvent en Auvergne constate le " Dictionnaire statistique du Cantal...". Du latin "Jovis" : Jupiter ? Montjou : Mons jovis ?
 Le fief de Jou a donné son nom à une ancienne famille. Guillaume de Jou était au
service de l'évêque de Clermont en 1242.  Puis les Fontanges devinrent seigneurs de Jou.



Depuis le village de Jou, il faut dire que la vue est exceptionnelle.

Sur la photographie de gauche, on aperçoit la table basaltique de Ronesque avec sa petite église accrochée au rocher dont on distingue le clocher.








A l'entrée du village, depuis le fond de vallée, un petit château bien vivant !
















La vieille croix de 1729 veille

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Rédigé par Uline

Publié dans #Arrondissement d'Aurillac

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