Vendredi 23 mai 2008
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21:14
Découvrez - chaque mois - un document
d'archives : page de registre paroissial, minute notariale, document manuscrit privé ...
pour entrer dans la vie quotidienne des Auvergnats
avant la Révolution de 1789.
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en 1579, le notaire Jehan Gleyal fait des arabesques ...
Par Uline
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Lundi 2 juin 2008
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/2008
15:10
Pour le document
d'archives du mois de juin 2008
nous allons faire connaissance avec le
sieur Hugues Bourg au travers de son testament du 26 mai
1692...
Dans sa maison située à Saint-Antoine, hameau qui au 17è siècle, était une annexe de la paroisse de Leynhac (Cantal),
Messire Hugues BOURG, sieur de Combret, ancien conseiller du roi et bourgeois d'Aurillac, élu en
l'Election d'Aurillac se sentait bien malade et décida, le 26 mai 1692 de rédiger son testament. Il mourut deux mois plus tard, en juillet de la même année.
Hugues Bourg appartient à une famille qui depuis deux générations, s'était élevée dans l'échelle sociale grâce aux
offices. Son grand-père, le premier, s'était pourvu de l'office d'élu (les élus s'occupaient de contrôler la levée des impots notamment la taille) qui sous l'Ancien régime, était la porte
ouverte vers l'ascension sociale. Hugues Bourg avait fait un beau mariage en s'alliant avec l'antique et chevaleresque famille de
Gausserand.
Le côté intéressant de ce testament est la façon dont il traita le départ de sa fille Françoise
Bourg- sans doute a-t-elle contracter un mariage dont il ne voulait pas -, en la
privant purement et simplement de sa légitime. En cela, Hugues Bourg agissait en toute légalité, l'exhérédation des
enfants étant alors autorisée par une ordonnance de février 1552 prise pour renforcer le contrôle des unions, une des décisions du Concile de Trente dans sa lutte contre
le Protestantisme ratifiée par le roi de France Henri II.
Par Uline
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Mardi 10 juin 2008
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11:29
Les notaires royaux, en
Haute-Auvergne
ont toujours eu conscience de leur position privilégiée et de leur appartenance à la notabilité villageoise.
Dans un pays quasi analphabète comme l'était la Haute-Auvergne, savoir lire et écrire étaient un élément déterminant pour se positionner dans l'échelle sociale. Les notaires, qui devaient lors de leur
réception, donner un exemplaire de leur signature au greffe de leur juridiction, ont particulièrement soigné cette dernière comme le montrent ces quelques exemples : il y en a des centaines
d'autres...
Deux personnages CARRIER, le premier
indiquant qu'il est présent et le second, notaire royal, ont signé ces minutes.
A l'époque, la dynastie instrumentait au hameau de Taleyssac, dans la
paroisse de Murols (Aveyron), puis ils vinrent en Haute-Auvergne, comme - nous l'avons dit en présentant leur
demeure - en Auvergne
La signature de Thomas
CARRIER qui instrumentait au milieu du 17è siècle.
La belle signature du notaire royal GLEYAL qui vivait à Mourjou (Cantal).
La collection des minutes des GLEYAL
et celle des CARRIER qui commencent toutes deux au 16è
siècles, sont conservées aux Archives départementales du Cantal.
Signature d'un des notaires royaux DAMIQUEL, du hameau de Combret, sur la paroisse de Labrousse
(Cantal).
Des trois notaires royaux DAMIQUEL qui se succédèrent, il ne reste à notre connaissance aucune minute. Fort heureusement, un de ceux-ci signa une minute du
notaire CARRIER, son voisin, ce qui nous permet de connaître au moins sa signature mais pas de l'identifier individuellement.
Par Uline
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Mardi 26 août 2008
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/2008
18:12
Pour terminer sur l'inventaire de la bibliothèque saisie au château de Giou (Giou-de-Mamou) en Haute-Auvergne, voici, pour alimenter
notre rubrique - Le document du mois - les premières pages du procès-verbal de la
saisie suivie de l'inventaire des ouvrages.
Ce document est aux Archives nationales à Paris, sous la cote TT 244/17.
Enfin, nous avons pris connaissance de l'existence de cette affaire grâce à un article de A. Bruel, paru dans le
journal "Le Moniteur du Cantal " n° 94, du mardi 15 novembre 1888, dans la rubrique consacrée au feuilleton sous le titre : " Un souvenir du
château de Giou, saisie d'une bibliothèque protestante en 1697". Il ne restait plus qu'à trouver le document.
Par Uline
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