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Le château de
Caillac (ici)
est situé sur la commune de Vézac
Les articles qui vont suivre ont été rédigés à partir d'une petite
étude réalisée par Vincent FLAURAUD et Claude GRIMMER ; "Elites et grande propriété XVè - XXè siècle : Caillac, un château, un domaine de
Haute-Auvergne", ADHRA, 1999 que nous a fourni fort aimablement la châtelaine, Dominique STEHELIN. Toutes les photographies sont l'oeuvre des auteurs de ce blog "
bardet et compagnie.
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1- FAMILLE d'ORBEC
Thomas d'Orbec, capitaine de Carlat
*** Etape de la construction
- 14è siècle : la tour carré, vestige du repaire médiéval
- 15è siècle : adjonction de la tour ronde à la tour carré
2- FAMILLE de CHAUMEILH - DU
BUISSON-BOURNAZEL
François de Chaumeilh (voir sa généalogie) homme de loi, achèta le château en 1483 au capitaine de Carlat, Thomas d'Orbec.
Son fils, Jacques, conseiller au Parlement de Toulouse, le reçut en héritage.
Son petit-fils, François, en hérita à son tour en 1548.
Son arrière petite fille, Marguerite, épousa le sieur Du
Buisson, seigneur de Bournazel qui devint ainsi seigneur de Caillac.
*** Etape de la
construction
- 16è siècle : construction du corps de logis sud
avec la porte et la tour non voutée. On l'attribue aux CHAUMEILH et plus particulièrement à la femme de Jacques, la rouergate Antoinette de LA ROCQUE, car porte et escalier pourraient être une
copie de celle de Messilhac (architecture toulousaine d'autant que l'on sait que le couple a vécu à Toulouse).
Après sa mort, la seigneurie de Caillac fut vendue et partagée.
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Au début du 17è siècle, nous avons donc
4 co-propriétaires à Caillac :
- les DU BUISSON-BOURNAZEL
- la Dame FOURQUENEAU, dame de Caillac en 1659, épouse de Charles de PAVYE
- la Dame SIROU, veuve PAPUS.
- Jean-Annet de NOAILLES, abbé de Valette, mais nous ignorons à quelle occasion, l'abbé de Noailles, devint co-propriétaire.
*** Etape de la
construction
- 17è siècle : habillage de la façade
attribué à Noailles, vers 1657.
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3- FAMILLE GAULTIER
AU milieu du 16è siècle, la famille Du Buisson-Bournazel eut de graves
difficultés d'argent. En 1640, Jean DU BUISSON, marquis de Bournazel et Caillac, se résolut à bailler à Jean de GAULTHIER (voir sa généalogie) , le château, les
terres et les cens de Caillac pour 1850 livres par an et un quintal de fromage , contre un prêt de 9 500 livres (ADC 3E 16/97).
Prêteur des Buisson-Bournazel, il obtint ainsi des morceaux de la seigneurie de Caillac. Il fut en outre l'homme de confiance d'une des principales propriétaires de Caillac, Madame de
FOURQUENEAU, dame de Caillac en 1659, veuve de Charles de PAVYE.
4- Jean-Joseph de BOSCHATEL et famille de BEAUCLAIR
Jean-Joseph de BOSCHATEL (voir sa généalogie) acheta en 1691 Caillac. Sans héritier, il désigna dans son testament comme son héritière, Marie-Claudine, veuve de Jean-Baptiste de BEAUCLAIR. Cette dernière, décédée en 1770, tenta d'en empêcher la vente pour y faire la
demeure des Beauclair.
Son fils, Antoine, mort sans postérité, légua le château à son frère cadet, Géraud (ici).
Son petit-fils, fils de Géraud, mourut à Paris, à 26 ans en 1803. Il fit de sa soeur, Marie-Aimée,
épouse du sieur de Malet son héritière.
Ce dernier et leurs enfants vendirent en
1836, es domaines de Caillac, sur la paroisse de Vézac et celui du dat, sur la paroisse de Labrousse, à Pierre MARTY.
*** Etape de la
construction
- 18è siècle
: agrandissement du côté Est et le dernier
ajout à l'Est avec une pièce et une tour ronde de même diamètre que la première mais sans mâchicoulis ni chemin de ronde, purement décorative.
Ce serait l'oeuvre de Antoine de
BEAUCLAIR, seigneur de Messac qui habitait Aurillac en 1771.
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5- FAMILLE MARTY
Après la vente de Caillac à la famille Marty (voir généalogie), le rêve des Beauclair s'écroulait et
le château changeait une nouvelle fois de main.
Dans le parc de Caillac
La famille MARTY est originaire du la Planèze, de la commune de valuéjols. Elle est l'archétype d'une bourgeoisie d'abord
"laborieuse"' issue du négoce et enrichie par la Révolution.
Ce fut avec Pierre MARTY, 1er du
nom, que débuta véritablement l'enrichissement de la famille. Il devint grand propriétaire rural. Adjoint au maire sous la Monarchie de Juillet, il quitta ensuite sa ville natale pour
aller s'installer à Caillac et devint maire de Vézac.
Il fut élu contre le comte de Murat-Sistrières, aux élections cantonnales de 1852. Puis une fois libéré de ses responsabilités au conseil général, il devint alors pour 10 ans le président de la
Société d'encouragement à l'agriculture du Cantal. Sans doute grâce à ses réseaux politiques, il obtint du pape Pie IX (1846-1878) l'autorisation de célébrer la messe dans sa petite chapelle
toute l'année.
Son fils, Félix Marty, s'installa à sa suite dans cette vie de
notable rural et remplaça son père à la mairie de Vézac. Il goûta à la villégiature hivernale de ce qu'on va bientôt appeler la Côte d'Azur. C'est ainsi que son fils Pierre, vit le jour à Nice.
ce dernier fut élevé par des précepteurs et passa son baccalaureat à 16 ans sans être jamais allé dans un lycée. Et si la vie fut confortable, elle ne fut cependant pas mondaine.
Eduqué par des précepteurs, Pierre MARTY, second du nom, obtint son baccalaureat à 16 ans à Clermont-Ferrand, et parti faire de rapides études à Toulouse. Il revint en
1888 à Caillac après un service militaire écourté pour raison de santé ce qui lui fit renoncer à préparer Saint-Cyr.
Avec lui, la famille entra dans le monde du
savoir. Attiré par les sciences naturelles, il se lia très tôt au groupe de naturalistes gravitant autour de Jean-Baptiste RAMES
Il s'initia à la géologie, à la zoologie, à la géographie physique participant à la vaste entreprise d'étude du volcan cantalien lancée
par RAMES. Il se créa un réseau de correspondants européens et constitua à Caillac un herbier et une bibliothèque de référence.
Il tint un journal d'observation, dessinait, prenait des photographies. Il publia dans des revues locales mais aussi nationales.
On lui connait 110 publications et fit des comptes rendus d'ouvrages dans la jeune "Revue de la Haute-Auvergne". Ses fréquentations
restèrent sélectives et réduites au monde scientifique et plus généralement au monde intellectuel de la région.
(Tiré de : FLAURAUD, "Caillac, un château, un domaine de Haute-Auvergne", 1999)
Photo de Pierre MARTY tirée de :
(ici)
6- FAMILLE STHELIN
Pierre Marty eut une fille. Sans héritier, Jeanne MARTY donna le château à sa meilleure amie et l'édifice
entra dans la famille STEHELIN qui en est toujours propriétaire.
Actuellement, une association (loi 1901) " Pour la
sauvergarde et la promotion de trésors du patrimoine régional français " a été constituée le 1er mai 2001 pour aider à la sauvergarde du château. En contre partie, des séjours aux
prix très raisonnables sont proposés aux adhérents.
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