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  • Le 5 septembre 2008
MISE EN LIGNE DES REGISTRES PAROISSIAUX ET D'ETAT CIVIL DU CANTAL

Les Archives départementales du Cantal ont mis en ligne les registres paroissiaux et d'état-civil ! Dorénavant, leur consultation est possible sur Internet. Les chercheurs éloignés apprécieront à sa véritable valeur cette initiative du Conseil général du Cantal et pour la mise en oeuvre, le directeur des Archives, Monsieur Bouyé.
Pour y accéder :
Archives départementales du Cantal

  • Le 14 mai 2008
REEDITION DU CELEBRE OUVRAGE SUR LA VICOMTE DE CARLAT :

  "Documents historiques relatifs à la vicomté de Carlat recueillis et publiés par ordre de S.A.S le prince Albert 1er, par Gustace SAIGE et le comte de DIENNE ",
Imprimerie de Monaco, 1900. Réédition juil. 2007.


Cette réédition de juillet 2007 est en deux volumes et a été imprimée à Aurillac.

    Actuellement seul le premier tome est sorti.


On a apprécié, du fait de la simplicité de la réédition
son prix modique de 20 € pour un ouvrage de 790 pages.

 ISBN : 978-2-9528354-3-5

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Sagesse d'Auvergne

 

Quo's lo solelh de junh que fai la mota
C'est le soleil de juin qui fait le fenil
(juin fait pousser l'herbe)

 

Samedi 6 juin 2009
Parlons généalogie pour rendre compte comment le long travail des uns contribue fortement au déplocage des généalogies des autres ...
Au nord de l'Auvergne : une province, le Berry dont la moitié des hommes et des femmes de notre propre généalogie est originaire.
Depuis longtemps déjà, un arbre remontait le temps, pas à pas, famille par famille grâce à Pierre Callery,
hélas décédé en 1985, généalogiste mais aussi cousin par ailliance. Ensuite, partant de son travail, l'arbre a continué de s'élargir au travers de nos propres recherches.

Cependant, un mystère demeurait : à quelle famille appartenaient les filles Anne et Marie-Rose Léger nées dans les années 1710, dont le père était écuyer et qui épousèrent deux fils Mellot, Jacques et Jean, dont le père était notaire et procureur à Guilly, dans l'Indre ?
 
Et là, intervient une base providentielle dont le but est le dépouillement systématique et sa mise en ligne gratuite, des registres paroissiaux et d'Etat-civil du Berry. Un équipe de bénévoles alimente très régulièrement cette base.
*→ Pour y accéder ici
En voici l'accueil : "Le dépouillement des registres de mariages et de décès effectué sur les communes du Cher, de l'Indre et du Loir et Cher est à votre disposition gratuitement. Vous pouvez le consulter facilement à l'aide d'une liste déroulante. La recherche se fait avec le nom de l'époux ou de l'épouse. Dans les fiches, si la date de décès n'est pas suivi d'un nom de commune, c'est qu'il a eu lieu dans même commune que le mariage. Les actes notés Vu sur publication de mariage, contrat de mariage, dispenses de consanguinité ou contrat d'insinuation sont susceptibles de se trouver dans une autre commune."
L'idée des concepteurs de cette base -outre de permettre la recherche sur plusieurs paroisses -  est de relever tels qu'ils ont été écrits par les curés et les vicaires, les patronymes. Idée essentielle car notre énigme repose sur une transcription quasi phonétique par le curé des patronymes dont il est question ... entraînant ainsi la perte du fil qui les reliait à leur propre généalogie.

Données généalogiques de départ :

Anne LEGER, née vers 1710 à Buxeuil dans l'Indre et Marie-Rose LEGER, née vers 1712, également à Buxeuil, fille de Jean LEGER, écuyer et de Sylvine DU RIVAULT. La première épouse Jacques MELLOT, laboureur à Genouilly (Cher) à Guilly le 17 novembre 1728 et la seconde Jean MELLOT, frère de Jacques, le 22 janvier 1732, également à Guilly.

- Sur la base "Généalogie du Berry"  au patronyme Leger, nous trouvons bien ces deux  mariages :

• X MELLOT Jacques, de Me Jean MELLOT, notaire, et + Cécile METIER - Marié le 17/11/1728 à Guilly avec :LEGER Anne, de + Jean, escuyer, sieur du Chatellier, et + Anne DURIVAUT, de Buxeuil

• X MELLOT Jean, de Jean, notaire, et + Cécile METIER, Marié le 22/01/1732 à Guilly avec : LEGER Marie, de + Jean, ecuyer, et + Sylvine DURIVAUT, de Buxeuil

 

Mais ensuite rien sur les parents d'Anne et de Marie, ni dans le relevé des mariages ni dans celui des décès.

Puis l'idée nous prit de visionner tous les patronymes à la résonance "Leger" dont LEGE... et là, enchantement : nous renouons le fil interrompu  :

• LEGE Jean, escuyer, de Poulaines, de Michel, escuyer du sieur de Bretaigne, et Gabrielle (de) PATOUFLAULT - Marié le 09/06/1698 à Meunet sur Vatan avec : RIBOT (de) Silvine, d’André, éscuyer sieur du Rivot, et + Silvine (de) SATHANAT (contrat de X chez Me Métivier à Vatan - côte 2E4572)

Leur père était Jean Lejay fils de Michel Lejay dit Lejay de Bretagne, famille noble berrichonne bien connue, citée dans le Nobiliaire universel. Jean Lejay, par sa mère  Gabrielle de Patoufleau, descendait de François de Saint-Julien qui épousa en 1525 Louise Damas, d'une célèbre et antique famille du Forez - généalogie ici.

 

Blason Lejay de Bretagne

De sinople à trois fasces d'or, au lambel du même

Les patronymes du père et de ma mère des filles Leger avaient été mal retranscrits sur le registres. A partir de cette constatation, d'autres membres de ces familles apparaissent alors dans les relevés de la base.

Grâce à la base de données "Généalogie en Berry"
notre énigme était enfin résolue...

 

 

 
 






Par Uline - Publié dans : Généalogie - Communauté : Généalogie Auvergne-Berry
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Lundi 25 mai 2009
Une tour médiévale dans un jardin ...

Nous sommes sur la route qui relie Aurillac à Mauriac.
Dans la descente vers Saint-Martin-Valmeroux,  sur la gauche, un village " Nozières"
, quelques bâtiments de ferme et une grande maison plutôt récente entourée d'un jardin entretenu.


Qui aurait pu imaginer que derrière cette jolie grille de maison bourgeoise, se dissimule une vieille tour médiévale ?

Deux châteaux avaient été construits au 14ème siècle sur ce site élevé et stratégique faisant face à la vallée de La Maronne. Ils avaient pour nom Nozières-Soubro et Nozières-Soutro.
Vue de la vallée depuis Nozières

Par quel miracle la tour de Nozières-Soubro est-elle encore debout ?















Le château dont il reste cette tour à demi ruinée fut construit en 1316 nous informe le " Dictionnaire statistique du Cantal ". C'était le chef-lieu d'une seigneurie qui appartenait à une famille d'ancienne noblesse qui, aux temps modernes, se qualifiait de seigneurs de Nozières, de Malemort, de Valens, de Valmaison, de La Vialle, de Coteughe et d'autres lieux ...

Le "père fondateur" : Guillaume de Nozières, vivait au commencement du 14è siècle -
Généalogie - ici -

En 1472, Amaury de Montal, oncle de Jean de Nozières, fait don à ce dernier, dans son testament du 20 mars 1472, de la terre de Malmort en Limousin sous la condition de prendre
désormais le nom et les armoiries de la maison de Montal ce qui fut fait et depuis lors cette famille porta le nom de Nozières-Montal et les armoiries suivantes :
" Parti au 1er d'or, au noyer de sinople, qui est de Nozières; au 2è d'azur, à trois coquilles d'or; au chef de même qui est de Montal." (" Nobiliaire d'Auvergne", de J.-B. Bouillet, 1851.)


La maison de Nozières-Montal comptent quelques personnages intéressants comme Gabriel de Nozières, baron de Malemort, qui assista en 1510, aux opérations de l'assemblée chargée de la rédaction de la Coutume d'Auvergne et fut de 1524 à 1540 bailli royal des montagnes d'Auvergne.
 
Le fief de Nozières-Soutro, dont le château a complètement disparu, appartenait à l'origine, donc
dès le 14è siècle, à la maison de Fontanges. Il passa ensuite successivement dans les familles de Rilhac et de Robert de Lignerac.

Par Uline - Publié dans : Résurgence du passé... - Communauté : Vieilles Pierres
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Vendredi 22 mai 2009
Voici donc le rocher qui a certainement largement contribué au choix de l'endroit pour y bâtir dès le 11è siècle, une forteresse.

En fait ce n'est que la partie émergée d'un ensemble rocheux très important qui descend presque jusque dans la vallée. Il est donc solidement planté et offre une bonne assise pour toute construction.



Photographies prises en descendant vers la vallée.
La pierre affleure partout










Les premiers occupants ont donc du commencer à débroussailler puis
utiliser au mieux le terrain ainsi dégagé


Des marches ont été taillées dans la pierre qui conduisent au sommet du rocher.






















Vue sur la vallée depuis le haut du rocher



















Et puis se sont accrochés le long du rocher, face à la vallée, des murailles et les éléments d'habitation, c'est-à-dire le coeur du château - les habitations actuelles ont sans doute été bâtis sur l'emplacement des murailles, peut-être même sur leurs bases.

Et il n'y a pas de vieux château sans souterrain ... ... Il en existe un dit-on, qui relierait Roquenatou au château de La Voute situé de l'autre côté de la rivière, mais comment le savoir ? En revanche, il existe une grotte à Roquenatou, juste en dessous des bâtiments actuels.











 Sur les parois, à l'intérieur, toujours les mêmes entailles dans la roche pour y placer des poutres ce qui semblerait indiquer que les remparts et le château descendaient  jusque là, c'est à dire en dessous des bâtiments dont nous avons parlé plus haut.

On comprend alors ce qu'avait d'imprenable cette forteresse et le désir qu'eut le roi de France de se débarrasser de cette place-forte une bonne fois, ce qui fut fait ...
Par Uline - Publié dans : Châteaux et patrimoine disparus - Communauté : Vieilles Pierres
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Jeudi 21 mai 2009
Le château de Roquenatou devait se voir de très loin.
Dès les hauteurs de Naucelles en  arrivant depuis Le Pontet sur la route d'Aurillac, on peut apercevoir les toits de deux maisons bâties contre le rocher, coté vallée.
On prend aussi la mesure de l'importance du rocher quand on considère la distance entre le clocher de la chapelle et les bâtiments.

Voici ces fameux bâtiments photographiés avec un zoom. Curieusement, le rocher disparaît. On ne voit que les murs. Nous allons dons nous approcher ....

Il nous semble que si on reconstituait à partir de ces reliquats, les murailles et sans doute une tour adossée et couronnant le rocher, on aurait à peu près la vision que devaient avoir, aux temps médiévaux, toute personne entrant dans la vallée de l'Authre.
Par Uline - Publié dans : Châteaux et patrimoine disparus - Communauté : Vieilles Pierres
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